À retenir
Fine tuning LLM : ce que les exemples modifient
Un fine tuning LLM part d’un modèle généraliste. L’équipe prépare des paires entre une entrée réaliste et la sortie attendue, puis un entraînement ajuste certains paramètres afin de rapprocher les réponses futures de ces exemples. Le jeu ne doit pas seulement montrer les cas faciles. Il doit inclure les formulations courantes, les dossiers incomplets, les exceptions connues et la réponse attendue lorsqu’aucune décision ne peut être proposée.
Cette technique apprend une manière de répondre. Elle ne donne pas au modèle un accès direct à un référentiel qui change chaque semaine. Une procédure mise à jour, un tarif révisé ou un contrat nouveau restent hors de portée si ces éléments ne sont pas fournis au moment de la demande. C’est une différence importante avec le RAG, qui sélectionne des documents au moment où l’utilisateur pose sa question.
- Définir la tâche : classer, extraire, reformater ou rédiger selon une règle observable.
- Constituer les exemples : retirer les données inutiles, expliquer les cas limites et faire relire les réponses par le métier.
- Séparer les contrôles : réserver des cas jamais vus pour évaluer le modèle plutôt que vérifier sa mémoire.
- Comparer : mesurer le modèle adapté face à une instruction simple et à une version avec quelques exemples dans le contexte.
Le choix du modèle, la version du jeu d’apprentissage et les paramètres de l’essai doivent être conservés. Sans cette trace, une équipe ne peut pas expliquer pourquoi un résultat a changé ni reproduire une sortie utile. Un audit IA peut établir ce protocole avant qu’un entraînement ne soit lancé.